Blogue de Cole

Pourquoi la notion de « raisons de croire » prend les importateurs canadiens au dépourvu

Written by Cole Marketing | Apr 1, 2026 1:00:01 PM

L'élément clé pour gérer les raisons de croire est de comprendre que le délai de correction commence avec les informations dont vous disposez, et non avec un avis de l'ASFC.

Pour les importateurs canadiens, raison de croire C’est le moment où une éventuelle erreur douanière devient une obligation de conformité.

En vertu de la Loi sur les douanes, l’obligation de rectification peut commencer dès lors que vous disposez d’informations indiquant qu’une déclaration pourrait avoir été inexacte. Cela ne signifie pas que l'ASFC vous a signalé, et cela ne nécessite pas de confirmation finale de l'erreur.

Dans cet article, nous expliquons ce que signifie « raison de croire », ce qui la déclenche, la règle de correction des 90 jours, ainsi que les erreurs les plus courantes commises par les importateurs et comment les éviter.

Que signifie réellement « raison de croire » ?

La notion de « motif raisonnable de croire » est une norme de conformité fondée sur les informations spécifiques dont vous disposez à un moment donné. Il ne s'agit pas d'une constatation formelle ni d'une décision de justice.

En tant qu'importateur, vous pouvez avoir des raisons de croire, lorsqu'il existe une base objective permettant de croire, qu'une déclaration de origine, classification tarifaire, ou valeur aux fins de douane Ces informations peuvent ne pas correspondre à vos marchandises importées.

Pour les biens commerciaux, cette déclaration est effectuée au moyen de la Déclaration comptable commerciale (GOUJAT).

Vous n’avez pas besoin d’être certain qu’une erreur s’est produite, et vous n’avez pas besoin d’une documentation finale pour le prouver. Si les informations disponibles indiquent que la déclaration initiale était erronée, cela peut suffire à déclencher votre obligation de la corriger.

Si l’ASFC effectue ultérieurement une vérification et constate une erreur, elle pourrait examiner à quel moment vous avez eu pour la première fois des raisons de croire qu’il y avait un problème. Si cela s'est déjà produit avant vous a déposé une correction, Vous êtes peut-être déjà en situation de non-conformité.

Quel type d'information peut susciter des raisons de croire ?

Informations spécifiques pouvant déclencher des raisons de croire en important icomprend :

    • Une règle claire dans la législation démontre que la déclaration était incorrecte.
    • Avis de cotisation ou de redressement de l'ASFC
    • Une décision de tribunal ou de cour concernant vos marchandises
    • Informations mises à jour provenant d'un fournisseur ou d'un exportateur
    • Une décision, un rapport de vérification ou tout autre avis écrit de l'ASFC
    • Les résultats d'un audit interne ou externe
    • Apprendre que les biens ne sont plus admissibles à l'allègement ou à la concession demandée

Comprendre la règle des 90 jours

Conformément à l'article 32.2 de la Loi sur les douanes, vous devez procéder à une correction dans les 90 jours à compter de la date à laquelle vous avez eu pour la première fois des raisons de croire que la déclaration initiale était incorrecte.

Cette règle s’applique aux déclarations inexactes lorsque la correction entraînerait un montant à payer à l’ASFC ou serait neutre sur le plan des recettes.

Le délai de 90 jours commence à courir à partir du moment où vous recevez les renseignements précis, et non pas lorsque votre examen est terminé ou que l'ASFC vous contacte.

Selon la nature du problème, l'obligation de correction peut remonter jusqu'à quatre ans à compter de la date à laquelle les marchandises ont été comptabilisées. Si de nouvelles informations apparaissent après une première correction, d'autres corrections peuvent également être nécessaires.

Si le délai est déjà dépassé, vous pouvez demander des mesures correctives en vertu de la Programme de divulgation volontaire et demander un allègement des pénalités et des intérêts.

L'obligation de corriger s'applique à importateur officiel, même si un courtier en douane a soumis la déclaration au nom de l’importateur. Pour les produits commerciaux, ces corrections sont effectuées via le logiciel de CAO.

3 erreurs courantes et comment les éviter

Des raisons de croire peuvent prendre les importateurs au dépourvu. Voici trois erreurs courantes à éviter :

1. Mauvaise compréhension du seuil de déclenchement

L'obligation de rectification naît lorsqu'il existe des raisons de croire qu'une déclaration peut être inexacte, et non lorsqu'elle a été confirmée.

Pour réduire ce risque, n’attendez pas qu’une erreur soit totalement avérée avant d’agir. Si vous recevez des informations laissant penser qu'une déclaration précédente pourrait être incorrecte, considérez-les comme un élément déclencheur potentiel et examinez-les immédiatement.

2. En supposant que le décompte commence avec l'ASFC

Le délai de correction de 90 jours est calculé à partir du moment où vous avez eu des raisons de croire qu'une déclaration était incorrecte, et non à partir du moment où l'ASFC émet un avis, entame une vérification ou vous contacte.

N’attendez pas une décision officielle de l’ASFC avant d’examiner un problème. Au lieu de cela, tenez compte des conclusions internes, des mises à jour des fournisseurs, des conseils des courtiers ou des changements de prix qui pourraient affecter une déclaration précédente.

3. Ne pas documenter la date à laquelle vous avez appris la nouvelle

Si vous ne pouvez pas prouver à quelle date un problème a été porté à votre attention pour la première fois, il devient difficile de démontrer que vous avez agi dans les 90 jours.

Pour éviter cela, notez la date d'apparition du problème, les informations reçues et les actions entreprises.

Comment nous pouvons vous aider

Chez Cole International, nous proposons conseil en commerce international et courtage en douane services destinés à aider les entreprises canadiennes se familiariser avec les exigences douanières et résoudre les problèmes avant qu'ils n'affectent leurs opérations.

Contactez l'un des nos professionnels du bâtiment pour discuter de vos pratiques de conformité en matière d'importation et déterminer si certaines déclarations antérieures doivent être réexaminées.

Le courtage en douane.C’est notre métier.