Si un accord de libre-échange entre le Canada et la Turquie est finalement conclu, il pourrait réduire ou éliminer les droits de douane sur les produits admissibles.
Le Canada et la Turquie ont convenu d’entamer des discussions exploratoires en vue d’un éventuel accord de libre-échange, à la suite d’une rencontre à Ottawa entre le ministre canadien du Commerce international, Maninder Sidhu, et le ministre turc du Commerce, Ömer Bolat.
Selon une déclaration conjointe du Canada et de la Turquie, ces discussions visent à réaffirmer l’engagement commun à approfondir les échanges commerciaux et les investissements bilatéraux entre les deux pays. Cette étape témoigne de l’ambition des deux pays de réaliser pleinement le potentiel de leur partenariat commercial.
Les deux pays ne disposent actuellement d’aucun accord de libre-échange. Les marchandises échangées entre eux sont généralement soumises au traitement tarifaire applicable sur chaque marché, y compris les droits de douane de la nation la plus favorisée (NPF), le cas échéant.
La Turquie est un marché émergent qui intéresse le Canada. En 2024, les échanges commerciaux bilatéraux de marchandises entre les deux pays ont dépassé 4,3 milliards de dollars, les exportations canadiennes vers la Turquie s’élevant à 1,3 milliard de dollars, tandis que les importations en provenance de Turquie atteignaient 3,1 milliards de dollars.
Durant cette année-là, les principales exportations canadiennes vers la Turquie comprenaient des lentilles et des pois chiches, des déchets et des rebuts de fer et d’acier, ainsi que du soja. Ses principales importations en provenance de Turquie comprenaient des produits en tôle laminée plate, des remorqueurs et des produits pharmaceutiques.
Les ministres se sont félicités de l’élargissement récent de l’Accord de transport aérien Canada-Turquie, qui renforce la connectivité entre les deux pays et ouvre de nouvelles perspectives aux entreprises.
Ils ont également identifié l’énergie comme un domaine prometteur pour un renforcement de la coopération. Les deux pays ont convenu d’explorer les possibilités offertes par les énergies renouvelables et nucléaires, y compris le rôle potentiel de la technologie canadienne CANDU pour soutenir les objectifs de diversification énergétique de la Turquie.
La déclaration conjointe soulignait également la nécessité d’une collaboration plus étroite dans le domaine aérospatial, notamment par le biais de partenariats susceptibles de soutenir la croissance, l’investissement et le progrès technologique partagé dans les secteurs de la défense, de la sécurité et les secteurs industriels connexes.
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