Bien que les marchandises admissibles à l’ACEUM soient exclues en vertu de la proposition actuelle, les exportateurs canadiens devraient tout de même examiner leurs documents d’origine et évaluer leur exposition potentielle aux droits de douane.
Suite à un examen mené en vertu de la Section 301 relatif aux mesures d’application de la loi sur le travail forcé, le Bureau du représentant américain au commerce (USTR) a annoncé que les États-Unis proposent de nouveaux droits de douane sur les marchandises provenant de 60 économies, y compris le Canada.
S’appuyant sur les conclusions de 60 enquêtes, l’étude a examiné si certaines économies avaient imposé et appliqué efficacement des interdictions d’importation de biens produits par le travail forcé.
Selon cette proposition, certaines marchandises entrant aux États-Unis pourraient être soumises à un droit de douane supplémentaire de 10 % à 12,5 %.
Le Canada fait partie des six économies classées dans le niveau 1 de la proposition du représentant américain au commerce. Ces économies ont mis en place une interdiction d’importation de main-d’œuvre forcée, mais le représentant américain au commerce (USTR) a estimé qu’elles ne l’appliquaient pas efficacement. Les cinq autres économies de ce groupe sont l’Équateur, l’Union européenne, l’Indonésie, le Mexique et le Pakistan.
Pour ce groupe, le représentant américain au commerce (USTR) a proposé un droit de douane supplémentaire de 10 %.
Un taux plus élevé proposé de 12,5 % s’appliquerait aux marchandises provenant d’économies dont le représentant américain au commerce (USTR) a constaté qu’elles n’avaient pas imposé et appliqué efficacement une interdiction d’importation de main-d’œuvre forcée.
Toutefois, la proposition prévoit une exception pour les marchandises qui remplissent les conditions requises en vertu de l’ACEUM. Les marchandises canadiennes qui répondent aux règles d’origine de l’ACEUM ne seraient pas soumises à la proposition de droits de douane de 10 % de la Section 301 selon la proposition actuelle.
Les tarifs proposés pour l’application du travail forcé sont toujours soumis à une procédure de consultation et d’examen public.
Les dates clés sont les suivantes :
Aucun nouveau tarif douanier n’entrera en vigueur tant que le représentant américain au commerce n’aura pas achevé le processus et rendu sa décision finale.
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